L’Égypte dispose d’un potentiel considérable pour renforcer la mobilisation des recettes intérieures afin de favoriser une croissance inclusive et de réduire la dépendance à l’égard des financements extérieurs. Dans l’optique d’une consolidation des progrès récents, l’Égypte doit poursuivre ses efforts pour améliorer l’accès au financement et moderniser les procédures administratives de son système fiscal grâce à la numérisation, par exemple en faisant progresser l’automatisation et en intégrant pleinement les outils numériques tels que la facturation électronique et le contrôle de conformité basé sur le risque. La simplification et la consolidation de la législation fiscale réduiraient les charges administratives et amélioreraient la transparence. En outre, un examen complet des incitations et des exonérations fiscales permettrait d’assurer la cohérence des avantages avec les objectifs de développement nationaux.
Au niveau institutionnel, il serait très important de renforcer les capacités nationales dans des domaines spécialisés tels que la fiscalité internationale, les normes internationales d’information financière et l’audit sectoriel. Ces capacités devraient être institutionnalisées au sein de l’Autorité fiscale égyptienne afin d’assurer sa viabilité à long terme. La formalisation de l’économie informelle grâce à des régimes fiscaux simplifiés et à l’amélioration des services aux contribuables renforcerait l’assiette fiscale ainsi que l’équité. Parallèlement à cela, la poursuite des efforts visant à élaborer et à adopter des orientations unifiées en matière d’audit permettrait de réduire les incohérences entre les bureaux et de renforcer la confiance dans le système.
